2016

ILS RACONTENT LEUR MILLÉSIME

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Mercredi 14 décembre 2016

Terroirs Vivants | Retrouvez son témoignage 2017 2015 2014 

Jacques Frelin : " 2016 est marquée par la forte croissance du marché des vins bio".

Jacques Frelin est négociant en vins bio depuis 1983. Son entreprise, “La Maison des Terroirs Vivants”, commercialise 25 000 hl de vins bio (soit environ 3 millions de bouteilles) issus à 75% du Languedoc-Roussillon.
Actu : “La Maison des Terroirs Vivants” étoffe sa gamme à succès de vins sans sulfite, "La Marouette" en rouge et en blanc et l'élargit à "Réserve Naturelle".


La qualité est présente partout
En Languedoc-Roussillon, le millésime 2016 est globalement au niveau de 2015. Les chardonnays, les syrahs en rouge et les rosés, sont d’un niveau supérieur. Les merlots, les cabernets et les sauvignons sont en dessous. Ils ont manqué d’eau au moment de la récolte. Mais dans l'absolu la qualité est présente partout. Les vins n’ont aucun problèmes de défauts, de structures ou de couleurs. Le magnifique mois de septembre a permis de récolter de beaux raisins sains. La qualité est donc forcément présente.

Des volumes en baisse
Les volumes sont en baisse d’environ 15% en Languedoc-Roussillon. Nous sommes en train de réaliser l’état des stocks à Sud Vin Bio. A priori, aucun problème de disponibilité est à craindre. En ce moment, tout le monde recherche les belles qualités. Et derrière, en début d’année 2017, les jus de qualités moyennes ressortiront. En termes de couleurs, nous devrions avoir moins de rosé cette année. Notons que les quantités en blanc sont toujours aussi limitées. La tension est notamment présente  sur les chardonnays et les sauvignons. Ce problème ne concerne pas la Maison des terroirs Vivants. Nous avons nos approvisionnements.

Un marché domestique toujours en forte croissance
Le marché domestique des vins bio poursuit sa forte croissance aussi bien au niveau de la demande que de l’offre. Même en grande distribution. A l'export, en Europe (Allemagne, Royaume-Uni, Hollande, Belgique...), le marché est plus mitigé. La concurrence étrangère est forte. Les prix sont bas. Rappelons par exemple, que les vins bio espagnols restent deux fois moins chers que les français.


Les enjeux
L’enjeu est de maintenir le niveau de qualité des vins bio sur ce secteur exponentiel. Il ne faut pas faire n’importe quoi à n’importe quel prix ! Pourtant, aujourd'hui de gros opérateurs français et étrangers agissent comme dans le conventionnel. Ils sont prêts à tout pour gagner des parts marchés. Le deuxième enjeu, débattu actuellement à SudVinBio, est de maintenir cette filière unie. Pour pouvoir garantir des prix suffisants aux producteurs. Et pour permettre aux négoces et aux distributeurs de vendre dans de bonnes conditions. Il s'agit donc de maintenir les niveaux de prix actuels : pas de flambée, pas de baisse. Juste un resserrement de la fourchette basse des prix. Pour le millésime 2016, nous sommes arrivés à trouver le niveau qui convient à tout le monde. L’enjeu n'est pas simple. C’est un défi quotidien pour tous les acteurs.


Jacques Frelin, DG de la Maison des Terroirs Vivants
(Appellations Languedoc, Corbières, Saint-Chinian et IGP Sud)